Samedi 21 février 2009
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17:59
D'origine congolaise, un ancien professeur de lettres est candidat aux
élections présidentielles.
Darnétal, c'est où ? Denis Sassou Nguesso, le président du Congo Brazaville, ne connaît certainement pas la commune de la banlieue rouennaise. Peu de chances aussi
qu'un jour, il y mette les pieds. Pourtant, l'un de ses plus farouches adversaires, Raymond Timothée Mackitha, y habite. Cet ancien professeur de lettres au lycée Jean-Baptiste-Colbert de
Petit-Quevilly, aujourd'hui à la retraite, est en effet candidat aux élections présidentielles de juillet prochain dans son pays d'origine.
Il est allé le dire à ses compatriotes, lors d'une conférence de presse, qu'il a tenue à Brazaville le 16 août dernier. Il part au combat sous la bannière du Front uni des républicains congolais (FURC). « Lorsque j'ai créé ce parti en 1994 à Rouen, la participation aux diverses compétitions électorales a toujours fait partie de notre stratégie d'accès au pouvoir, » rappelle-t-il depuis son Q.G, installé pour quelque temps encore, dans son appartement de la rue Edouard-Branly.
Un détour par les municipales
Installé depuis près de trente ans en France, Raymond Timothée Mackitha, 59 ans, se lance dans la course avec un sacré handicap. Dans son pays, il est quasiment inconnu, inexistant sur la scène politique congolaise. Parviendra-t-il à imposer sa candidature ? Rien n'est encore certain car avant d'être candidat déclaré, Raymond Mackitha doit lever un double obstacle, « m'acquitter d'un ticket d'entrée de 7 500 € et prouver que j'ai vécu au Congo vingt-quatre mois de suite ».
Là-bas comme ailleurs, l'argent est le nerf de la guerre d'une campagne électorale. Ses fonds sont maigres. Il a lancé une souscription qui fait appel à la générosité des Congolais installés en France. Son programme, Raymond Timothée Mackitha le résume ainsi : « Sortir le peuple congolais de la misère, en finir avec la corruption, donner à chaque citoyen un statut social, faire du Congo, aux richesses indéniables, un Etat de droit. »
Bénéficiant de la double nationalité, française et congolaise, Raymond Mackitha a aussi sollicité les voix des Darnétalais. Il figurait sur la liste socialiste de Jacques-Antoine Philippe, aux élections municipales de mars 2008. Une tentative qui s'est soldée par un échec.
SERGE ORTOLE
Il est allé le dire à ses compatriotes, lors d'une conférence de presse, qu'il a tenue à Brazaville le 16 août dernier. Il part au combat sous la bannière du Front uni des républicains congolais (FURC). « Lorsque j'ai créé ce parti en 1994 à Rouen, la participation aux diverses compétitions électorales a toujours fait partie de notre stratégie d'accès au pouvoir, » rappelle-t-il depuis son Q.G, installé pour quelque temps encore, dans son appartement de la rue Edouard-Branly.
Un détour par les municipales
Installé depuis près de trente ans en France, Raymond Timothée Mackitha, 59 ans, se lance dans la course avec un sacré handicap. Dans son pays, il est quasiment inconnu, inexistant sur la scène politique congolaise. Parviendra-t-il à imposer sa candidature ? Rien n'est encore certain car avant d'être candidat déclaré, Raymond Mackitha doit lever un double obstacle, « m'acquitter d'un ticket d'entrée de 7 500 € et prouver que j'ai vécu au Congo vingt-quatre mois de suite ».
Là-bas comme ailleurs, l'argent est le nerf de la guerre d'une campagne électorale. Ses fonds sont maigres. Il a lancé une souscription qui fait appel à la générosité des Congolais installés en France. Son programme, Raymond Timothée Mackitha le résume ainsi : « Sortir le peuple congolais de la misère, en finir avec la corruption, donner à chaque citoyen un statut social, faire du Congo, aux richesses indéniables, un Etat de droit. »
Bénéficiant de la double nationalité, française et congolaise, Raymond Mackitha a aussi sollicité les voix des Darnétalais. Il figurait sur la liste socialiste de Jacques-Antoine Philippe, aux élections municipales de mars 2008. Une tentative qui s'est soldée par un échec.
SERGE ORTOLE
Article publié dans le journal Paris-normandie, le 13 février 2009